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politiques

PRÉSIDENTIELLE 2025 : L’OPPOSITION IVOIRIENNE DÉNONCE UNE DÉRIVE AUTORITAIRE APRÈS LA CANDIDATURE D’ALASSANE OUATTARA

Gédéon Sia

Rédacteur chez T24 Infos


  • 22 juin 2025
  • 2 Coeurs
  • 9 vues

À peine 24 heures après l’investiture du président Alassane Ouattara comme candidat du RHDP pour l’élection présidentielle d’octobre 2025, plusieurs partis politiques d’opposition ont vivement réagi. Dans une série de déclarations, le PDCI-RDA, le PPA-CI, le GPS, ainsi que plusieurs leaders d’opinion dénoncent ce qu’ils considèrent comme un quatrième mandat de trop, synonyme d’entorse aux principes démocratiques et à l’esprit de la Constitution.


Déclarations officielles : un rejet clair

Le PDCI-RDA, par la voix de son secrétaire exécutif en chef, Maurice Kacou Guikahué, a déclaré ce dimanche :

« Il est inconcevable qu’après trois mandats successifs, Alassane Ouattara décide de se représenter. La Côte d’Ivoire mérite une alternance pacifique et démocratique. »

De son côté, le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo, a exprimé sa position dans un communiqué signé par Georges Armand Ouégnin, président du groupe parlementaire du parti :

« Cette candidature constitue une violation de l’engagement moral pris par M. Ouattara de ne pas s’éterniser au pouvoir. Elle est perçue par nos militants comme une provocation. »

Quant à Guillaume Soro, président du Générations et Peuples Solidaires (GPS), actuellement en exil, il a réagi sur son compte X (anciennement Twitter) :

« Ceux qui confisquent le pouvoir finiront par en répondre devant l’Histoire. Ce quatrième mandat est un parjure. »

Une controverse juridique persistante

Pour l’opposition, la réforme constitutionnelle de 2020 ne saurait justifier une nouvelle série de mandats. Le professeur de droit public Séry Bailly, proche du PPA-CI, déclare dans une tribune :

« La Constitution ne peut être un refuge perpétuel pour des ambitions personnelles. L’alternance ne doit pas être négociable dans une République. »


⚖Des candidatures écartées qui ravivent la méfiance

L’opposition pointe également du doigt l’exclusion de plusieurs figures majeures du jeu électoral. Ainsi, Tidjane Thiam, récemment évincé de la liste électorale pour des raisons administratives, a dénoncé, via un communiqué du Parti démocratique africain – Côte d’Ivoire (PDA-CI) :

« Les obstacles administratifs que l’on m’oppose sont des manœuvres politiques pour affaiblir la concurrence. »

Laurent Gbagbo, toujours radié de la liste électorale, et Guillaume Soro, frappé d’un mandat d’arrêt, demeurent également exclus du processus.


Une mobilisation en préparation

En réponse à cette situation, l’opposition envisage plusieurs actions :

  • Des marches pacifiques dans les grandes villes du pays ;

  • Un appel à la communauté internationale pour garantir l’inclusivité du scrutin ;

  • Des concertations en vue d’une plateforme unifiée.

Albert Toikeusse Mabri, président de l’UDPCI, appelle à la retenue, tout en insistant sur l’exigence d’un débat électoral juste et équilibré :

« Ce n’est pas en écartant les adversaires qu’on garantit la paix. »

Une communauté internationale prudente

Si aucune condamnation officielle n’a encore été émise, des diplomates de l’Union européenne, de la CEDEAO et des Nations Unies suivent de près les développements. Une note confidentielle relayée par Africa Intelligence indique que les partenaires internationaux attendent une clarification des règles électorales, notamment concernant les conditions d’éligibilité et la sécurisation du vote.


En conclusion

La désignation d’Alassane Ouattara comme candidat du RHDP ouvre un nouveau chapitre tendu du paysage politique ivoirien. L’opposition, bien que fragmentée, converge autour d’une même dénonciation : celle d’un pouvoir qui s’installe dans la durée. À quatre mois du scrutin présidentiel, le climat politique semble chargé d’incertitudes, entre légalité, légitimité et risque de polarisation nationale.



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