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santé

ALERTE SANITAIRE À ABIDJAN : UNE ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA FAIT 7 MORTS À VRIDI-AKOBRATÉ

Gédéon Sia

Rédacteur chez T24 Infos


  • 22 juin 2025
  • 2 Coeurs
  • 12 vues

 Une flambée épidémique de choléra a été officiellement déclarée à Vridi-Akobraté, quartier de la commune de Port-Bouët, au sud d’Abidjan. En moins de trois semaines, 7 décès et 45 cas confirmés ont été enregistrés, selon les autorités sanitaires. Cette résurgence, la première d’une telle ampleur depuis 2011, mobilise actuellement tous les dispositifs de riposte du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle.


Une épidémie fulgurante

Le premier cas suspect a été signalé le 25 mai 2025. Rapidement, les infections se sont multipliées dans le quartier de Vridi-Akobraté, une zone insalubre et fortement peuplée, où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste précaire.

Le 9 juin, après analyses en laboratoire, le Centre d’Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) a confirmé la présence du Vibrio cholerae, déclenchant l’activation du plan de riposte nationale.

« Nous faisons face à une épidémie localisée mais sérieuse. Toutes les équipes d’intervention rapide sont mobilisées sur le terrain », a déclaré le Dr Aka Florent, porte-parole du ministère.


Bilan provisoire (au 21 juin 2025)

  • 45 cas confirmés

  • 7 décès enregistrés

  • 2 cas graves toujours hospitalisés

  • Plus de 180 personnes surveillées


Facteurs de propagation

L’analyse épidémiologique révèle plusieurs facteurs aggravants :

  • La consommation d’eau de rue vendue en sachet, souvent non traitée ;

  • L’absence de latrines modernes dans plusieurs foyers du quartier ;

  • Le manque de sensibilisation sur l’hygiène des mains et des aliments.

Les autorités déconseillent formellement l’achat d’eau en sachet non scellée, très prisée dans les zones populaires d’Abidjan.


Mesures de riposte en cours

Face à l’urgence, le gouvernement a déployé une série d’actions :

  • Distribution de kits d’hygiène (eau de Javel, savons, sels de réhydratation) ;

  • Chloration de puits et forages à usage communautaire ;

  • Sensibilisation de proximité en langues locales par les agents de santé communautaire ;

  • Installation d’un poste de traitement des cas à l’hôpital général de Port-Bouët.

Le ministre de la Santé, Pierre Dimba, a affirmé que la situation est sous contrôle, avec un recul significatif du nombre de nouveaux cas depuis le 18 juin.


Appel à la vigilance de la population

Les autorités exhortent la population à adopter des comportements responsables :

  • Ne pas consommer d’eau non traitée (même bouillie à la maison si doute) ;

  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ;

  • Cuire correctement les aliments, surtout le poisson frais ;

  • En cas de diarrhée soudaine ou de vomissements, se rendre immédiatement dans un centre de santé.


Contexte régional

La Côte d’Ivoire n’est pas isolée dans cette recrudescence. Des cas sporadiques de choléra ont été également signalés cette année au Ghana, au Bénin et au Nigeria. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rappelé que l’Afrique de l’Ouest reste l’une des zones les plus exposées en période de fortes pluies, en raison du faible accès à l’eau potable pour près de 40 % de la population urbaine.


Qu’est-ce que le choléra ?

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë causée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par la bactérie Vibrio cholerae. Il peut entraîner la mort en quelques heures si un traitement de réhydratation n’est pas administré rapidement.

Taux de létalité sans traitement : 50 %
Taux avec traitement adapté : inférieur à 1 %


En conclusion

Cette épidémie, bien que localisée, rappelle l’importance cruciale de l’hygiène dans les quartiers défavorisés. Elle met aussi en lumière les fragilités structurelles d’une capitale économique moderne mais encore marquée par des inégalités d’accès aux services de base. La réactivité des autorités et la coopération des citoyens seront les clés pour éviter une propagation plus large.



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